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 Contrôle et Contentieux   
Ce que dit le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT)

Reposant sur un mode déclaratif la taxe de séjour au régime du réel est exposée aux risques de contentieux entre le régisseur et les logeurs chargés du recouvrement de la taxe.

Les articles R2333-58 et R2333-68 du CGCT prévoient un régime de sanctions purement pénales en classant les différentes infractions par référence au régime des contraventions. Les peines applicables en matière de taxe de séjour peuvent aller jusqu'à une contravention de la cinquième classe et une amende de 150 € à 1 500 € et, en cas de récidive, une amende jusqu'à 3 000 € (Article 131-13 du Code Pénal).

  Contraventions de seconde classe
- Non perception de la taxe de séjour au réel (ex : le logeur ne demande pas la taxe à ses locataires)
- Tenue inexacte ou incomplète de l'état récapitulatif (ex : le logeur ne déclare pas tout le monde)
- Absence de déclaration dans les délais prévus pour la taxe de séjour au réel, pour les personnes qui louent tout ou partie de leur habitation.

  Contraventions de troisième classe
Absence de déclaration du produit de la taxe de séjour ou déclaration inexacte ou incomplète du produit de la taxe de séjour au réel (ex : le logeur déclare moins que ce qu'il a, en réalité, perçu). Ce cas peut, de plus, être qualifié de détournement de fonds publics, beaucoup plus lourdement sanctionné

  Contraventions de cinquième classe
- Absence de déclaration dans les délais prévus (15 jours avant le début de la location) de la taxe forfaitaire.
- Déclaration inexacte ou incomplète pour la taxe de séjour forfaitaire.


En matière de taxe de séjour, seules peuvent intervenir des peines d'amendes, à l'exclusion de toute peine d'emprisonnement. Seuls les officiers de police judiciaire, dont les maires, sont habilités à constater par procès-verbal les infractions.


Ce que dit la pratique : la taxation d'office

L'établissement d'un procès-verbal constatant une infraction n'est ni simple, ni facile, notamment pour un maire. Certaines collectivités ont mis en œuvre avec succès une procédure dite de "taxation d'office" dans le cas d'une taxe de séjour au régime du réel. Si cette procédure n'est pas décrite dans le CGCT, la jurisprudence admet sa mise en oeuvre.

La taxation d'office consiste simplement à considérer que, faute de déclaration après un certain nombre de relances, l'hébergement en question a eu un taux de remplissage déterminé par la collectivité.

Remarque : la taxation d'office doit être d'abord utilisée comme une menace de sanction, accompagnant par exemple une deuxième relance et dont la mise en œuvre est annoncée en cas de défaut de réponse dans le délai imparti (en général 5 jours).

Les outils, modèles et méthodes de la taxation d'office sont décrits dans notre Guide Pratique. Pour le découvrir : cliquez ici.
 
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